mercredi 16 septembre 2009

Aimé Césaire

j’habite une blessure sacréej’habite des ancêtres imaginairesj’habite un vouloir obscurj’habite un long silencej’habite une soif irrémédiablej’habite un voyage de mille ansj’habite une guerre de trois cents ansj’habite un culte désaffectéentre bulbe et caïeu j’habite l’espace inexploité[...]la pression atmosphérique ou plutôt l’historiqueagrandit démesurément mes mauxmême si elle rend somptueux certains de mes mots

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